Il s’agit de systèmes de « crédit mutuel » où les échanges sont comptabilisés en temps. La monnaie se crée tout simplement lors de l’échange de biens ou de services, par un système de compensation : crédit / débit des comptes du receveur / donneur et équilibre général du système.
L’objectif est de favoriser les échanges de services, de temps, de savoirs entre personnes, de renforcer la solidarité et le lien social, par une culture de l’inclusion et de l’entraide.
C’est le cas par exemple des SELs (systèmes d’échanges locaux), en France, ou des Banques du temps, très développées en Angleterre, en Italie et en Espagne.
Par ailleurs, dans des situations de grand isolement où l’échange ne peut plus se faire car le lien social n’existe plus, la monnaie sociale permet de passer le cap de la confiance : elle est un intermédiaire, une médiation qui permet de démarrer les échanges. Et l’on voit souvent, dans ces expériences, des échanges qui commencent en s’appuyant sur une monnaie temps, mais qui se poursuivent ensuite de façon « naturelle » sans avoir besoin de passer par une comptabilisation en monnaie.